Ni héros ni victimes, les éphémères que nous sommes

Voyage espiègle, déjeuner rieur
Sourds trésors et amoureux du vain
Essuie-glace sur la nuée

Sans ambages tes détours

sous les focales tranquilles

surgissent, rugissent nos cellules

se reconnaissent, se ré-invitent,

ne se ré-inventent pas,

dans l’ici et le maintenant.

Connivents d’aise là où nos cœurs accrochent

nos regards sur la place

parmi d’autres détenus

dont les pudeurs vont de croissants en pleines lunes.

Au fond, tout au fond de l’eau

Je mourrai avant toi

Je mourrai en voiture

Je perdrai mon genou

mes reins,

ma fertilité

ma jeunesse

Avant d’avoir su

Qui je suis

C’était bien

c’était nul

Je ne savais pas

QUI ?

Les appuies-têtes

Les appuies-têtes basculent
Je navigue.
Différents moyens de transport que je connais ne sont ni avions ni autobus,
ce sont matières et couleurs, mélodies odieuses pour ceux qui cristallisent.

Quels rêvent construisent, quels rêves estompent les stridences du monde ?

Alors que les traces sensibles d’amour et de musique font trembler encore les tissus chauds,

Para bailar la bamba

Si on arrête de chanter, ça veut dire qu’on est un peu morts
Mais il faut payer pour chanter Para bailar la bamba

J’attends des nouvelles de moi-même.

Je ne reçois que rarement une lettre
parfois qui me dit d’aller voir ailleurs si j’y suis
parfois qui me tend les bras

Âme en Loup

29ec2c46728314e2d9cf70a62cb4aafeCe matin j’attends
Une raison pour tisser
Une raison pour glaner
Des pièces décousues, éparpillées
Rapiécer le temps
Rassembler les fêlures

Je t’aperçois, debout
En chair et en couleurs,
C’est curieux d’être à trois pieds
de toi mon Âme en loup,
Au centre des visages,

Les éphémères que nous sommes

Vous inviter à être ici mais pas ailleurs
Aujourd’hui, pas hier, ni demain…
Voyage espiègle, déjeuner rieur
Sourds trésors et amoureux du vain
Essuie-glace sur la nuée
Ni héros ni victimes
Les éphémères que nous sommes

Poésie pentagonale

Aspérités utiles
Ne pas laisser basculer
 1984, rêve de deux mains
saisit
en un tour de pensées

Coronella Rhombo Maculata

Si temps est, ce n’est pas demain
C’est plutôt les mamelles
 De la soumission des conditions
 qui, aux nez,
fastes, les heures rient

L’oeil du cyclope
Bête de solitude
Entre les coins galope
or,

Ô Asile

Retourner dans le ventre de la mer, c’est l’Ô-Asile. Là-bas, c’est sans rugosités
Il se peut que l’on se trouve si violemment vulnérable, si violemment foutu, cerné,
Il se peut que l’on se foute le feu à tout va, toute empathie à vaut l’eau

MeteoresNovembre

Rasant les murs clairs de la forêt urbaine,

Saxifrage

Perce-pierre
Brise-roc
Hypnoïde ou aquatique
Sillonnée, paniculée,
A trois doigt ou étoilée
En languette ou granulée

Plus que la Rose ou le Lys
C’est la fleur
dont on hume la vivacité
C’est la fleur
qui file la faille confiante,
s’immisce dans l’aridité

Saxifrage

 

Poésie en vrac, chant lexical

bouches

Nos Amours nappés des années qui glissent
Comme un coulis bien dense et onctueux
Qu’on s’met sur l’cœur les jours de liesse,
Comme les miroirs, boules à facettes de l’égo
Qui s’échappent parfois de nos bardeaux

Décasyllabes en sandwich, qui dit mieux ?

Chansons terrestres et stratosphère
S’envolent nos rêves entortillés
Se rencontrent au hasard des quais
Se croisent au petit bonheur la chair

Amuses-gueule celluloïdes
Noyaux et forces impavides

Y’a des fils de lumière
qui descendent d’en haut
Y’a les fils de ma mère
Y’a des vieux matelots

Dans tes tripes
Dans ton trip
Les tripes connaissent le principe

Poussières iniques amères
Avalées des courants d’air chamaniques
Trouvailles communément authentiques
Réponse à des aspirations contenues
Pétillement et sourires extatiques
Et cloisonnement de l’écho soutenu

Travail et agencement de la vie
Séparation de nos envies
Parfois le temps n’y fait rien
Souvent le temps nous retient

Lune et l’autre se ressemblent
L’une pleine,

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