Du son à écrire, de l’écriture à écouter ?

ZeusOpah

Ainsi on restitue le réel à travers l’écoute empathique, l’approche poétique, le récit authentique sans prétention d’objectivité vis à vis du monde.
En prenant le micro, le stylo. En écoutant, en écrivant les mots et les sons. De silences en éclats sonores, de rythmes en sonorités,
Radio Okami propose d’accueillir une dimension sensible de l’être et de l’autre en émancipant sa pensée des formats bien huilés observés dans les grands médias… avec comme outils l’écriture et le son, la radio et la création…


Réalisations :
♦ Enregistrements et montage de récits de vie, mémoires familiales, témoignages
♦ Créations sonores pour la radio (documentaire de création), la bande-dessinée, des sujets ou des thèmes particuliers…
♦ Poésie sonore

Formations et ateliers :
Formation sur logiciel libre multipiste (Ardour) de production et traitement sonore, prise de son pour la création ou l’écriture radiophonique
Atelier d’écriture de poésie sonore pour habiller les poèmes écrits avec des sons
Soutien technique et esthétique à la réalisation d’objet sonore (documentaire, fiction sonores…)
Ateliers d’écriture thématiques (poésie ou exploration guidée)

Pour quel public ?
Pour tous et selon les enjeux, le cadre, les besoins et envies :  jeunes,  moins jeunes, éclopés, entiers, à côté, fâchés ou contents, ayant-envie de (re)contacter leur capacités créatrices à travers les mots et/ou les outils du son et de la radio, avec curiosité, gentillesse.

 

Chaque atelier, formation ou rencontre est unique et adapté aux personnes et à leur contexte.
Une prise en charge par l’AFDAS ou tout autre organisme de formation est possible.


Les nouvelles fraîches…

Echo sonore au choeur du Passe Montagne, opéra polyphonique pour 3 Sana

(totalité des échos : 19 minutes)
Crédit images : Sébastien Minot &  Bruno Lavit

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A l’époque de la tuberculose, les sana étaient une « bulle » d’effervescence intellectuelle, réunissant des penseurs et artistes de tous bords, faisant en sorte que le monde gravite autour des malades. Par la suite, piscine, salle de spectacle, cinéma, école, ont mêlé deux univers : celui des patients, corps « empêchés » et celui des villageois, en bonne santé.
Au fil des saisons, ces couloirs, ces chambres, ces escaliers, se sont chargé d’histoires de vie, de partage… Les soignants ont œuvré pour améliorer le sort des malades. Rencontres, émotions fortes, changements de trajectoires…

En 2008 les établissements hospitaliers furent désertés pour des bâtiments neufs installés en plaine, autour de Grenoble. Quel choix pour les patients et les équipes soignantes ? De quoi ces établissements sont ils témoins ? Quel souvenir reste t-il de leur existence et comment accompagner leur délabrement, leur démolition imminente?

De nombreuses personnes que je rencontre dans la vallée du Grésivaudan peuvent raconter un épisode de leur vie en lien avec ces lieux. Qu’ils y soient allés pour rendre visite à un proche hospitalisé, qu’ils y aient été musicien, kiné, infirmier, patient, qu’ils vivent aujourd’hui au quatre coins de la France ou qu’ils aient choisi de rester sur place après y avoir rencontré l’amour…. Tous ont quelque chose de particulier à conter, se souvenir, évoquer et revivre par la parole..

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Ces échos sonores mêlent entretiens, témoignages et enregistrements de bruits et musiques à l’intérieur des établissements en friche. Ils sont une mise en abîme du travail de création musicale de l’opéra Passe Montagne, imaginé comme un accompagnement à leur disparition.

DSC_8939- Copyright Bruno Lavit 12

Radio Okami au festival Ecoute(s) à Grenoble…

Le documentaire Parents d’Ici et d’Ailleurs ainsi que la création sonore – inspirée de la bédé L’Etrange de Jérôme Ruillier – L’Etrange Sonore ont été sélectionnés pour le festival Ecoute(s) de Grenoble qui aura lieu du 19 au 22 avril 2018…  http://festivalecoute.org/la-programmation-par-date

Profitez de cette occasion pour remplir vos ouïes de bonnes et belles choses !

 

Les appuies-têtes

Les appuies-têtes basculent
Je navigue.
Différents moyens de transport que je connais ne sont ni avions ni autobus,
ce sont matières et couleurs, mélodies odieuses pour ceux qui cristallisent.

Quels rêvent construisent, quels rêves estompent les stridences du monde ?

Alors que les traces sensibles d’amour et de musique font trembler encore les tissus chauds,
alors que les nappes cinglantes d’échos perdus dans les tympans sussurent l’impasse,
Tu perds ton temps,
ton temps d’égo assure l’espace

Tu sautes mouton, pieds joints dans les abysses,
tu parles mouton, ne mange pas de salade mais la raconte bien,
tu aimes et tu détruis, comme chacun, tu prétends
Calmer les sens, exercer un pouvoir
alors tu sais seulement
Gober les mouches, avoir l’air hagard

mille façons de promener son esprit,
en laisse, en traîneau, en cavale,
Dans ces moments, tu ne sais pas, l’effet que ça me fait, de t’entendre me répondre « oui »
et celles que je préfère sont les grands écarts

Je me sens, oui, comme à l’intérieur d’un tourbillon infini, de toutes les couleurs les plus vomitives, les plus inhumaines et synthétiques.

Je me sens fragile exploratrice de la vie, cosmonaute du trop plein, cavalière du vide.
Je me sens nulle part quand d’autres se sentent partout.
Je ne me reconnais pas dans ce monde, j’y suis et y serai toujours une étrangère, un ectoplasme.
Pour autant je sais que je me sens assez bien.

Les phases alternées de mélancolie et d’empathie me rendent insaisissable.

Para bailar la bamba

Si on arrête de chanter, ça veut dire qu’on est un peu morts
Mais il faut payer pour chanter Para bailar la bamba

J’attends des nouvelles de moi-même.

Je ne reçois que rarement une lettre
parfois qui me dit d’aller voir ailleurs si j’y suis
parfois qui me tend les bras