Âme en Loup

29ec2c46728314e2d9cf70a62cb4aafeCe matin j’attends
Une raison pour tisser
Une raison pour glaner
Des pièces décousues, éparpillées
Rapiécer le temps
Rassembler les fêlures

Je t’aperçois, debout
En chair et en couleurs,
C’est curieux d’être à trois pieds
de toi mon Âme en loup,
Au centre des visages,

Les éphémères que nous sommes

Vous inviter à être ici mais pas ailleurs
Aujourd’hui, pas hier, ni demain…
Voyage espiègle, déjeuner rieur
Sourds trésors et amoureux du vain
Essuie-glace sur la nuée
Ni héros ni victimes
Les éphémères que nous sommes

Poésie pentagonale

Aspérités utiles
Ne pas laisser basculer
 1984, rêve de deux mains
saisit
en un tour de pensées

Coronella Rhombo Maculata

Si temps est, ce n’est pas demain
C’est plutôt les mamelles
 De la soumission des conditions
 qui, aux nez,
fastes, les heures rient

L’oeil du cyclope
Bête de solitude
Entre les coins galope
or,

Ô Asile

Retourner dans le ventre de la mer, c’est l’Ô-Asile. Là-bas, c’est sans rugosités
Il se peut que l’on se trouve si violemment vulnérable, si violemment foutu, cerné,
Il se peut que l’on se foute le feu à tout va, toute empathie à vaut l’eau

MeteoresNovembre

Rasant les murs clairs de la forêt urbaine,

Saxifrage

Perce-pierre
Brise-roc
Hypnoïde ou aquatique
Sillonnée, paniculée,
A trois doigt ou étoilée
En languette ou granulée

Plus que la Rose ou le Lys
C’est la fleur
dont on hume la vivacité
C’est la fleur
qui file la faille confiante,
s’immisce dans l’aridité

Saxifrage

 

Poésie en vrac, chant lexical

bouches

Nos Amours nappés des années qui glissent
Comme un coulis bien dense et onctueux
Qu’on s’met sur l’cœur les jours de liesse,
Comme les miroirs, boules à facettes de l’égo
Qui s’échappent parfois de nos bardeaux

Décasyllabes en sandwich, qui dit mieux ?

Chansons terrestres et stratosphère
S’envolent nos rêves entortillés
Se rencontrent au hasard des quais
Se croisent au petit bonheur la chair

Amuses-gueule celluloïdes
Noyaux et forces impavides

Y’a des fils de lumière
qui descendent d’en haut
Y’a les fils de ma mère
Y’a des vieux matelots

Dans tes tripes
Dans ton trip
Les tripes connaissent le principe

Poussières iniques amères
Avalées des courants d’air chamaniques
Trouvailles communément authentiques
Réponse à des aspirations contenues
Pétillement et sourires extatiques
Et cloisonnement de l’écho soutenu

Travail et agencement de la vie
Séparation de nos envies
Parfois le temps n’y fait rien
Souvent le temps nous retient

Lune et l’autre se ressemblent
L’une pleine,

Pou Voir

Maîtres et maîtresses du monde, chaussés rutilants et piétinants,
Dites-vous : il n’y a ni naissance, ni mort

Manipulez les individus comme des gants troués,
corps et âmes armés de concepts
vous justifiant

Cher destinataire inconnu…

Cher destinataire inconnu,

j’ai choisi cette feuille de papier bleu ciel pour vous partager les impressions qui m’habitent ce soir : il me semble que cela vous fera du bien de recevoir cette lettre, ces mots couchés sur le bleu du ciel, car je compatis à vos blessures, celles qu’infligent sournoisement ce que l’on nomme le « monde du travail ».

L’autre lune

Chaque lune nouvelle apporte avec elle la matière, un virage et son torrent de larmes, en ces points de cycles faits d’agrégats de petites morts.
Pas la mort avec un grand « M » non, mais plutôt toutes ces (en)vies interrompues, prémices d’un chemin fantastique. Toutes les vies dont on rêve aussi.

Dêmos et Krátos sont dans un bateau… Dêmos tombe à l’eau, que reste t-il ?

L’état nous injonctionne :

« Toi peuple, tu es verni de vivre en « démocratie ». Fais de ce terme un principe et fais-le tourner à tes amis (mention « j’aime », sur facebook).

Moi, défenseur de la veuve et de son orphelin, m’en vais sauver les peuples de l’oppression et de la dictature (sous-titre : des copains riches qui ne veulent pas me prêter leur pétrole,

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