Golf et bal-trap

Si la chasse à cour n’existe plus, le ball-trap oui, dans les palais.
Sport de petites bites dégénérées,
Sport mondialement reconnu pour sa brillance
Au sein des seules majorités qui pensent à l’envers.

Pou Voir

Maîtres et maîtresses du monde, chaussés rutilants et piétinants,
Dites-vous : il n’y a ni naissance, ni mort

Manipulez les individus comme des gants troués,
corps et âmes armés de concepts
vous justifiant

Radionirisme n°3

Qui n’a jamais ou jamais eu besoin d’un rêve pour rétablir l’équilibre entre le personnel et le réel ?
A l’heure où le résultat du rêve des uns devient le cauchemar des autres, il ne faut surtout pas arrêter de rêver. Non ?

Cher destinataire inconnu…

Cher destinataire inconnu,

j’ai choisi cette feuille de papier bleu ciel pour vous partager les impressions qui m’habitent ce soir : il me semble que cela vous fera du bien de recevoir cette lettre, ces mots couchés sur le bleu du ciel, car je compatis à vos blessures, celles qu’infligent sournoisement ce que l’on nomme le « monde du travail ».

L’autre lune

Chaque lune nouvelle apporte avec elle la matière, un virage et son torrent de larmes, en ces points de cycles faits d’agrégats de petites morts.
Pas la mort avec un grand « M » non, mais plutôt toutes ces (en)vies interrompues, prémices d’un chemin fantastique. Toutes les vies dont on rêve aussi.

Mon cas n’a pas de case…

« Mon cas n’a pas de case » est le témoignage croisé de deux jeunes femmes :
Jeanne (qui est tombée enceinte avant de tisser des liens avec le père de sa fille) et Maéva son amie et confidente (émancipée d’une situation de couple difficile après avoir eu deux enfants) nous font part de leur expérience et quotidien.

Dêmos et Krátos sont dans un bateau… Dêmos tombe à l’eau, que reste t-il ?

L’état nous injonctionne :

« Toi peuple, tu es verni de vivre en « démocratie ». Fais de ce terme un principe et fais-le tourner à tes amis (mention « j’aime », sur facebook).

Moi, défenseur de la veuve et de son orphelin, m’en vais sauver les peuples de l’oppression et de la dictature (sous-titre : des copains riches qui ne veulent pas me prêter leur pétrole,

Les Co-Mains


Les Communs est un habitat groupé en chantier au sein duquel poésie et bricolage dessinent l’état d’esprit du lieu situé au pied de la Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry. Pascal et Véronique façonnent, truellent, assemblent, cassent, empilent, retapent, imaginant leur espace de vie bien plus que de manière fonctionnelle.

Selon des techniques glanées ci et là,

La beauté e(s)t la névrose du monde

heron
Photo : SEb

La poésie n’appartient pas aux nantis,
Elle emporte avec elle le plaisir du jeu et du mouvement, une partition de mots, comme en musique.

Donne des mots pour la vie, les choses que l’on vit, puis les rend vivants et complexes, justes et absurdes, comme la beauté et les névroses du monde.

Au bord de l’air

 

Enregistrer la pollution de l’air… C’est les moteurs qui donnent le ton, car l’ennemi est invisible.
Pour recueillir l’avis des gens, j’ai traîné au bord des routes, avec les pots d’échappement et leur fumée nauséabonde…

J’ai le nez, les yeux qui me piquent et qui grattent,

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