Echo sonore au choeur du Passe Montagne, opéra polyphonique pour 3 Sana

(totalité des échos : 19 minutes)
Crédit images : Sébastien Minot &  Bruno Lavit

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A l’époque de la tuberculose, les sana étaient une « bulle » d’effervescence intellectuelle, réunissant des penseurs et artistes de tous bords, faisant en sorte que le monde gravite autour des malades. Par la suite, piscine, salle de spectacle, cinéma, école, ont mêlé deux univers : celui des patients, corps « empêchés » et celui des villageois, en bonne santé.
Au fil des saisons, ces couloirs, ces chambres, ces escaliers, se sont chargé d’histoires de vie, de partage… Les soignants ont œuvré pour améliorer le sort des malades. Rencontres, émotions fortes, changements de trajectoires…

En 2008 les établissements hospitaliers furent désertés pour des bâtiments neufs installés en plaine, autour de Grenoble. Quel choix pour les patients et les équipes soignantes ? De quoi ces établissements sont ils témoins ? Quel souvenir reste t-il de leur existence et comment accompagner leur délabrement, leur démolition imminente?

De nombreuses personnes que je rencontre dans la vallée du Grésivaudan peuvent raconter un épisode de leur vie en lien avec ces lieux. Qu’ils y soient allés pour rendre visite à un proche hospitalisé, qu’ils y aient été musicien, kiné, infirmier, patient, qu’ils vivent aujourd’hui au quatre coins de la France ou qu’ils aient choisi de rester sur place après y avoir rencontré l’amour…. Tous ont quelque chose de particulier à conter, se souvenir, évoquer et revivre par la parole..

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Ces échos sonores mêlent entretiens, témoignages et enregistrements de bruits et musiques à l’intérieur des établissements en friche. Ils sont une mise en abîme du travail de création musicale de l’opéra Passe Montagne, imaginé comme un accompagnement à leur disparition.

DSC_8939- Copyright Bruno Lavit 12