Les éphémères que nous sommes

Vous inviter à être ici mais pas ailleurs
Aujourd’hui, pas hier, ni demain…
Voyage espiègle, déjeuner rieur
Sourds trésors et amoureux du vain
Essuie-glace sur la nuée
Ni héros ni victimes
Les éphémères que nous sommes

Ecouter le Japon

EmauxJaponaisPassages piétons qui parlent et lancent des jingles, joueurs de shamisen grattant leur instrument au détour des ponts, étals de supermarchés dotés de hauts-parleurs pour vanter les bienfaits des champignons, grillons géants qui chantent de 4 heures du matin à minuit, oiseaux, singes qui crient et caracoulent, jeux vidéos qui caquètent leurs chants électroniques et enfin les temples qui nous réservent les plus belles cloches et prières bouddhistes…
L’exotisme de la langue,

Poésie pentagonale

Aspérités utiles
Ne pas laisser basculer
 1984, rêve de deux mains
saisit
en un tour de pensées

Coronella Rhombo Maculata

Si temps est, ce n’est pas demain
C’est plutôt les mamelles
 De la soumission des conditions
 qui, aux nez,
fastes, les heures rient

L’oeil du cyclope
Bête de solitude
Entre les coins galope
or,

Ô Asile

Retourner dans le ventre de la mer, c’est l’Ô-Asile. Là-bas, c’est sans rugosités
Il se peut que l’on se trouve si violemment vulnérable, si violemment foutu, cerné,
Il se peut que l’on se foute le feu à tout va, toute empathie à vaut l’eau

MeteoresNovembre

Rasant les murs clairs de la forêt urbaine,

Saxifrage

Perce-pierre
Brise-roc
Hypnoïde ou aquatique
Sillonnée, paniculée,
A trois doigt ou étoilée
En languette ou granulée

Plus que la Rose ou le Lys
C’est la fleur
dont on hume la vivacité
C’est la fleur
qui file la faille confiante,
s’immisce dans l’aridité

Saxifrage

 

Poésie en vrac, chant lexical

bouches

Nos Amours nappés des années qui glissent
Comme un coulis bien dense et onctueux
Qu’on s’met sur l’cœur les jours de liesse,
Comme les miroirs, boules à facettes de l’égo
Qui s’échappent parfois de nos bardeaux

Décasyllabes en sandwich, qui dit mieux ?

Chansons terrestres et stratosphère
S’envolent nos rêves entortillés
Se rencontrent au hasard des quais
Se croisent au petit bonheur la chair

Amuses-gueule celluloïdes
Noyaux et forces impavides

Y’a des fils de lumière
qui descendent d’en haut
Y’a les fils de ma mère
Y’a des vieux matelots

Dans tes tripes
Dans ton trip
Les tripes connaissent le principe

Poussières iniques amères
Avalées des courants d’air chamaniques
Trouvailles communément authentiques
Réponse à des aspirations contenues
Pétillement et sourires extatiques
Et cloisonnement de l’écho soutenu

Travail et agencement de la vie
Séparation de nos envies
Parfois le temps n’y fait rien
Souvent le temps nous retient

Lune et l’autre se ressemblent
L’une pleine,

Radio Mobile

La radio mobile s’est invitée avec Radio Grésivaudan durant l’automne 2014 dans le village de la Terrasse et cela a donné lieu à quelques bribes de paroles et impressions… Le principe était simple mais pas si commode de délier les langues. Les collectages ayant eu lieu sur la commune ont été montés, ciselés,

Figures de l’Exil

Pour l’édition 2015 du ffiguresestival Détours de Babel à Grenoble j’ai rencontré deux auteurs de bédé et illustrateurs d’album jeunesse : Isabelle Carrier et Jérôme Ruillier qui fabriquaient et peignaient des Figures de l’Exil avec des personnes fréquentant les MJC Parmentier, Mutualité (Grenoble), Nelson Mandela (Fontaine) et Voiron. Ces personnes étaient là pour peindre ces silhouettes « grandeur nature » imaginées par Isabelle et Jérôme qui représentent un jour,

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